Le destin de Ulrike Meinhof, intellectuelle et journaliste brillante, est celui d’une femme engagée, éprise de liberté. Son itinéraire politique se construit à travers de nombreux combats.
« La fonction du théâtre est de tenir, conduire et pousser encore plus fort la porte du pouvoir » Dario Fo
Son engagement la conduit, au côté d’Andréas Baader, à la lutte armée anti capitaliste et à la clandestinité. Elle est arrêtée en 1972, et détenue à la prison de Stammhein. A travers ce monologue, Dario Fo et Franca Rame dénoncent les conditions extrêmes de détention de Ulrike Meinhof et sa lutte pour ne pas sombrer dans la folie.
« Le moment venu, ils me donneront l’ordre de me suicider et comme dans cette cellule, il n’y a pas de barreaux aux fenêtres où accrocher une ceinture ou un drap torsadé pour se pendre, ils me donneront eux-mêmes un coup de main… peut-être plus qu’un coup de main. Du travail bien propre. Propre comme cette sociale démocratie qui se prépare à me tuer… dans l’ordre. – Extrait de Moi, Ulrike, je crie…de Franca Rame et Dario Fo. »
Texte de Dario Fo et Franca Rame
Traduction Marie-France Sidet
Conception et Mise en scène Alhoucin Djarha
Avec Nathalie Audegond
Lumière Charlie Giezek
Durée : 40 minutes
